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31 janvier 2009

Hier 30 janvier : Réunion sur le projet de la place du Barlet

La salle, c’est le moins qu’on puisse dire, était avide de comprendre l’empressement de la municipalité sur ce dossier.
Forum Invest a voulu rassurer en présentant quelques partenariats emblématiques, à Lille, à Marseille, à Beauvais… Nous y voyons, nous, des différences substantielles avec Douai :

  • à Lille, Forum Invest reprend un emplacement affecté depuis longtemps au commerce, dans la rue la plus commerçante de la ville. Pas de bouleversement des flux de circulation donc, mais plutôt un confortement.
  • à Marseille, c’est la mairie qui a conçu le projet d’aménagement de la Joliette. C’est la mairie qui a lancé un concours pour choisir un partenaire. Le projet a mûri politiquement avant de passer entre les mains d’un investisseur.
  • c’est peut-être le cas de Beauvais qui se rapproche le plus de celui de Douai. Une ville de taille proche, un projet apporté tout emballé par l’investisseur… Et la même réaction de la population, qui réclame une consultation populaire. Mêmes causes, mêmes effets…. Voir sur le sujet la réaction des élus beauvaisiens socialistes et communistes.

Notons qu’à Verviers (ville belge), il a fallu toute l’énergie d’une association (Vesdre Avenir) et des habitants pour convaincre Forum Invest de modifier un projet qui prévoyait de couvrir la rivière locale, la Vesdre, sur 220 m. Encore toutes les remarques des opposants au premier projet n’ont-elles pas été entendues. Est-ce le genre de débat démocratique qui nous attend ?

Gardons à l’esprit ces quatre points essentiels :

  • Douai a signé (malgré le refus du groupe d’opposition) un protocole d’accord apporté tout écrit par Forum Invest, à son entier avantage. Ce texte nous engage déjà. Si nous renonçons, ce sera payant. Et un peu plus cher à chaque mois qui passe.
    Voir la "cérémonie" de signature sur le site de Forum Invest (place du Barlet).
  • Forum Invest a tout intérêt à nous montrer patte blanche et à promettre monts et merveilles.
    Un beau diaporama et de belles paroles ne coûtent rien. Lorsque la place sera vendue et le bâtiment construit, il sera trop tard pour les prises de conscience. C’est maintenant qu’il faut réfléchir et prendre des avis neutres. L’avis de Forum Invest est un avis intéressé. Le prendre pour argent comptant serait irresponsable.
  • La place du Barlet, un Douaisien l’a bien dit, nous appartient à tous. Une fois vendue, nous ne la récupérerons jamais. Un acte si lourd ne peut se faire sans l’accord des Douaisiens. Par un référendum populaire.
  • Si proche du centre qu’il soit, le Barlet n’est pas le centre. Une galerie commerciale à cet endroit modifiera en profondeur les flux de circulation commerciale en ville. Et asséchera forcément des zones aujourd’hui actives. Le centre de gravité de Douai passera de la place d’Armes à la rue de la Cuve d’Or. Avons-nous fait la moindre étude sur ces impacts prévisibles ? Aucune.

Le groupe d’opposition n’est pas pour le statu quo. Oui, la situation du commerce douaisien est mauvaise. Noyelles-Godault ne nous attend pas pour grossir. Il faut agir. Sur le commerce et sur la question du stationnement.

Des propositions ambitieuses sont nécessaires. Nous apporterons les nôtres en temps utile. Mais faut-il pour autant se précipiter sur le premier projet venu, apporté de l’extérieur par un investisseur qui recherche, c’est son métier, d’abord l’intérêt de son actionnaire ?

27 janvier 2009

Conseil municipal - janvier 2009

Parce que les investissements qu’il présente sont nécessaires, M. Vernier se dispense de penser l’avenir de sa ville.

Parer au plus pressé ne suffit pas comme projet de long terme.
Oui, il faut achever la restauration de l’hôtel de Ville, conforter le dôme de Saint-Jacques, poursuivre l’installation du colombarium du cimetière de Frais-Marais, aménager les places centrales de la Ferronnière…
Si importantes qu’elles soient, de telles tâches ne doivent pas occulter ce qui devrait être le premier rôle d’une équipe municipale : inventer l’avenir.
Quelles lignes de force voulons-nous développer ? Comment doit évoluer notre centre-ville ? Comment attirer de nouveaux commerçants et libérer les énergies ? Quelles solutions pour développer des centres périphériques dans nos quartiers ? Sur quoi fonder, demain, l’image, la singularité, donc l’attractivité de Douai ?

Si nous n’avons pas de réflexion sur les buts que nous nous fixons, nous continuerons à gérer les menus travaux sans savoir dans quelle vision ils s’insèrent. Nous resterons spectateurs de l’évolution de notre Ville, qui s’endort doucement, derrière ses façades repeintes…

Non : Le Groupe d’opposition a choisi de voter contre la baisse des subventions aux associations.

Est-ce à ces acteurs associatifs, qui portent pour certains à bout de bras des projets sociaux de long terme, de supporter les effets d’une mauvaise gestion ? Les centres sociaux ne tiendront pas deux ans à ce régime sans remettre en question certains projets voire certains postes. Et nos grandes institutions culturelles doivent réduire la voilure sur leurs créations et leur ouverture à des publics moins solvables.

Certes, la municipalité aura au moins eu le mérite d’identifier, dans sa quête d’économies, toute une série d’associations dormantes qui touchaient année après année leur subvention sans justifier de son utilisation.
L’argent public doit être dépensé là où il est nécessaire, de manière ambitieuse lorsqu’il le faut. A contrario, parce que cet argent est celui des contribuables, chaque centime alloué doit être utile. La pire politique est en effet de peu dépenser tout en dépensant mal.

Lors de ce Conseil, le groupe d’opposition a posé plusieurs questions :

  • sur les conteneurs à déchets médicaux pour les personnes qui doivent subir des soins réguliers à domicile. Un système très performant de distribution de boîtes puis de collecte par les pharmaciens existe dans notre Communauté d’agglomération, mais il est encore trop mal connu, et des habitants et des pharmaciens eux-mêmes.
  • sur le cirque de Nouvel An, dont le spectacle, de grande qualité, s’accompagnait d’un niveau sonore tout à fait inadapté à de jeunes oreilles.
  • Sur la fusion des écoles Paul Parent et Jean Andrieu. Chacun des deux établissements avait été pressenti pour accueillir la nouvelle école. Le choix n’est toujours pas fait.
  • Sur le nombre de caisses gérées par la Chartreuse ; jusqu’à huit différentes, obligeant les visiteurs à multiplier les chèques s’ils veulent à la fois visiter les collections permanentes, découvrir une exposition, acheter un livre…
  • Sur la possibilité de renommer la moitié sud du quai Devigne, comme cela vient d’être fait pour le quai de l’Entrée des Eaux, au bénéfice du seul accès à une nouvelle résidence privée clôturée.
  • Sur la nocivité des antennes relais de téléphonie mobile. M. Vernier nous répond qu’elle n’est pas différente de celles des ondes de télévision. Faux : les ondes de télévision ne sont pas à la même longeur d’onde. Le rapport effet thermique/effet électromagnétique n’est pas le même. Voir l’avis d’un spécialiste dans la Voix du Nord. Quoi qu’il en soit, soyons tout autant vigilants avec nos propres portables, plus nocifs encore que les antennes, chacun s’accorde à le reconnaître !

16 décembre 2008

Tribune d'opposition décembre 2008

Augmentation des impôts locaux - A consommer avec modération

L’augmentation annoncée des impôts locaux de 15 à 20% sur 3 ans est présentée comme supportable parce qu’elle placerait Douai dans la moyenne des villes comparables. La consolation, bien mince elle, est à nuancer sérieusement.

Avec 26% de ménages sous le seuil de pauvreté, Douai est plus pauvre que la moyenne nationale (13%). Et l’on sait que l’assiette des impôts locaux prend mal en compte les revenus réels ! Surtout si, comme à Douai, la taxe d’habitation payée par tous les ménages, même locataires, se situe à un taux bien plus élevé que dans les villes comparables.

Cette augmentation, en outre, tombe bien mal, au moment où l’emploi bat de l’aile, où Renault multiplie les journées de chômage technique.

Or la Communauté d’agglomération du Douaisis, elle-même en difficulté financière, n’a plus les moyens de la politique d’investissement et de soutien à l’économie qui permettrait de préparer les ressources de demain…

15 décembre 2008

Vendre le Barlet ?

Le Maire nous apporte sur un plateau un magnifique cadeau de Noël : une grosse vente foncière pour renflouer les caisses, un parking souterrain construit sans débourser un centime sous le Barlet, 400 emplois tombés du ciel et la relance tant attendue du commerce de centre-ville.
Peut-on refuser une telle aubaine ? Qui ne signerait pas des deux mains ? C’est d’ailleurs ce que nous proposent, tout sourire, le Maire et l’adjoint au Commerce. Il faudrait séance tenante accepter le projet de centre commercial apporté par ForumInvest, sans véritable réflexion sur son intérêt réel pour la Ville.

Que le projet soit rentable pour son promoteur, nous en sommes convaincus. Qu’il soit utile aux Douaisiens, cela reste à démontrer.

A ce jour, seul Forum Invest l’affirme. Le Maire nous promet une phase de réflexion et de concertation dans les mois à venir. Mais que signifierait une telle concertation, si le protocole d’accord proposé le 5 décembre avait été signé ?

Apporté par Forum Invest, hâtivement relu par la Mairie, ce texte s’apparentait à une véritable promesse de vente. Sans promesse d’achat par Forum Invest ! Engagement sur le principe de la vente, engagement sur un calendrier, engagement sur la mise en œuvre de tous les moyens pour obtenir au plus vite les autorisations nécessaires… Nous mettions déjà le doigt dans l’engrenage. Fort heureusement, le protocole d’accord n’a pas été signé.
Les questions restent cependant nombreuses :
  • Dans quelles proportions la galerie commerciale Forum Invest augmenterait-t-elle le flux total de clients à Douai ?
  • quelle part des visiteurs de la galerie Forum Invest en sortiront-ils pour aller dans les rues commerçantes voisines ?
  • et, à l’inverse, quelle proportion de la clientèle actuelle du centre-ville sera captée par le nouveau centre commercial ?
  • les 1000 places reconstruites en sous-sol seront-elles suffisantes pour absorber le flux de clients supplémentaires espéré, tout en hébergeant les employés des boutiques de la galerie ?
  • combien de créations d’emploi nettes peut espérer la Ville, en comptant ceux qui pourraient disparaître dans les boutiques du centre ?
  • quel effet aura la présence d’une telle galerie sur les riverains de la place du Barlet ?

Ne signons rien d’engageant sans réponses précises et argumentées à ces questions. Et pas par Forum Invest. Par un urbaniste commercial mandaté par la Mairie, qui saura s’appuyer sur des expériences similaires dans d’autres villes.

S’il nous est prouvé par A + B que le projet est viable, il sera toujours temps de l’accepter. Une décision susceptible d’avoir un tel impact sur Douai ne doit pas être prise à la légère.

Si le projet est bon, Forum Invest peut bien attendre quelques mois. S’il est mauvais, il ne doit pas nous exonérer d’une véritable réflexion à long terme sur l’animation commerciale et artisanale du centre. Réflexion qui fait clairement défaut aujourd’hui.

30 novembre 2008

Tribune d'opposition novembre 2008

Récession : le mot tabou, il y a peu encore, officialise le pessimisme et justifie à l’avance les coupes claires dans l’emploi et la baisse du pouvoir d’achat !

Confrontées durement à cette crise, les collectivités territoriales ne sont pas à l’abri des coups d’un gouvernement toujours prompt à la manœuvre pour alléger les charges de l’Etat et plomber leur budget. Quand, sous couvert de réforme, il ne remet pas en cause leurs ressources en voulant imposer une modification de la répartition de la dotation de solidarité urbaine (DSU) !

Quant à la crise financière, elle touche de plein fouet les finances de nos villes, qui même si elles ne souffrent pas d’avoir souscrit des emprunts bancaires structurés (hautement toxiques !) imprudemment négociés avec des banques irresponsables, verront leur accès à l’emprunt réduit et leur trésorerie asséchée.

C’est une nouvelle épreuve que notre Ville aborde, hélas, avec des finances fortement dégradées et une capacité d’autofinancement réduite.
Jackie Avenel, Conseiller Vert d'opposition

7 octobre 2008

La lettre de vos élus d'opposition - n°1 Septembre 2008

Nous publions ici des extraits de la première "Lettre des élus d'opposition au Conseil Municipal de Douai" dont l'intégralité fera l'objet d'une distribution papier.

"Je souhaite que cette lettre soit l’occasion d’un dialogue permanent avec les Douaisiens" (Frédéric Chéreau)

Rendre compte : une obligation dont les élus s’affranchissent bien souvent, une fois achevées les périodes de consultation électorale. À l’heure où la municipalité ne communique plus que sur les fêtes, où le Président de la Communauté d’agglomération se garde d’informer le Conseil municipal de ce que décide cette instance, où l’enquête publique sur le Plan local d’urbanisme est lancée en catimini, vos élus d’opposition vous doivent plus que jamais une information régulière sur les décisions qui se prennent.

Quand le maire « vend les bijoux de la Couronne », attend la fin des élections pour finir d’emprunter, serre la vis aux contribuables et à ses services non pas pour financer de nouveaux projets mais pour éponger les dettes, les sujets ne manquent pas ! Cette information citoyenne, fondement de la démocratie de proximité que nous appelons de nos vœux, nous nous y étions engagés pendant la campagne.

Depuis le mois d’avril, déjà, le site Internet vous permet de suivre l’essentiel des débats du Conseil municipal. La lettre, qui prend pour modèle celle que diffuse votre député, sera notre second relais.
Enfin, chaque année, au mois de mars, vos Conseillers d’opposition viendront à la rencontre des habitants, quartier par quartier, pour vous écouter et échanger.
Je souhaite que la lettre, comme le site, soient l’occasion d’un dialogue permanent avec les Douaisiennes et les Douaisiens, qui nous permette à nous, élus, de jouer toujours plus utilement, grâce à vous, notre rôle de contrôle de la majorité municipale.
Qui nous permette aussi d’agir comme des apporteurs de propositions, à votre écoute.

Contribuables, associations : l’heure de payer

« Une hausse d’impôts aussi inévitable qu’imprévisible… » Voilà le message qui émane du beffroi pour justifier - excusez du peu - 15 à 20% d’augmentation d’impôts sur trois ans.
Et un resserrement drastique des subventions versées à nos associations et institutions culturelles, qui risquent de sacrifier en premier leurs projets les plus solidaires…
La nouvelle est malvenue au moment précis où la crise économique risque de réduire encore un peu plus un pouvoir d’achat déjà bien pâlot !
Un pilotage budgétaire aussi maladroit, alternant coup d’accélérateur avant l’élection et gros coup de frein après, peut surprendre de la part d’un maire en place depuis 25 ans. Et qui assure lui-même, rappelons-le, la fonction d’adjoint aux Finances !

M. Vernier savait à quoi s’en tenir. Voilà notre conviction. Depuis 2006, les recettes des impôts locaux stagnent alors que l’État affiche sa volonté de réduire ses dotations aux collectivités locales. Cela n’a pas empêché la mairie de lancer d’un seul coup une série de grands investissements.
M. Vernier savait que l’addition serait douloureuse. Il a préféré laisser la situation se dégrader pour présenter la douloureuse au contribuable douaisien après l’élection.
On comprend mieux l’absence totale de programme de la liste sortante en mars dernier.

5 octobre 2008

Compte rendu du Conseil Municipal du 3 octobre 2008

Après deux conseils copieux et mouvementés, l’ordre du jour est léger.

En questions diverses, nous en profitons pour aborder la question du site de traitement des déchets que l’entreprise Shanks souhaite implanter à Dorignies. Le dossier paraissait enterré, grâce à l’action efficace et opiniâtre d’une association de riverains, qui a reçu le soutien déterminé de l'Opposition au Conseil municipal, et aux arguments de laquelle le Maire avait fini par se ranger. Le geste est d’ailleurs à saluer.

Malgré une table ronde en mars à la sous-préfecture, la société Shanks n’a en effet donné aucune des garanties demandées quant au possible stockage de déchets en plein air ou aux nuisances sonores liées aux broyeurs ou aux camions.

L’arrêté préfectoral a pourtant été émis pendant l’été, accordant à Shanks l’autorisation d’ouvrir le site ! Petite victoire : les déchets techniques ne doivent plus y être traités, comme il avait un moment été prévu.

Mais le site n’est pas encore ouvert et nous ferons tout pour qu’il ne le soit pas, aux côtés de l’équipe municipale, qui nous a rassurés sur sa position.

L’association de riverains est invitée à prendre les services d’un avocat, dont le Maire souhaite proposer que la rémunération soit prise en charge par la municipalité. Il va sans dire que nous nous associerons à cette délibération !

Parmi les autres questions diverses abordées par l’opposition :

  • la présence –dangereuse- des bus sur les voies de tram,
  • la mobilisation des policiers municipaux pour interdire le passage des voitures dans la voie réservée aux convois exceptionnels devant la gare,
  • l’accueil des enfants handicapés dans les crèches et l’insuffisance de ce mode d’accueil sur Douai (0,5 places pour 100 enfants, 11 en moyenne en France !),
  • la possibilité pour les enfants allergiques d’apporter leur déjeuner à l’école.

30 septembre 2008

Compte rendu du Conseil Municipal du 12 septembre 2008

Budget supplémentaire : les impôts locaux vont augmenter !

15 à 20% d’augmentation d’impôts en trois ans, donc ! La nouvelle est tombée par la presse quelques jours avant le Conseil, permettant à Monsieur Vernier de tenter de s’en expliquer publiquement dès la Foire Expo, pour prévenir les questions de son Opposition. Peine perdue.

Nous ne croyons pas, s’il faut le redire, à un accident conjoncturel imprévisible. Nous sommes convaincus que l’équipe municipale savait depuis au moins un an, deux sans doute, qu’il faudrait très prochainement se serrer la ceinture. Élection oblige, le dossier brûlant de la situation financière a faisandé un peu trop longtemps dans un tiroir. Aux Douaisiens et aux associations et institutions culturelles de payer aujourd’hui l’addition.

Depuis 2006, les recettes de l’impôt stagnent voire diminuent. Et tout indiquait que les dotations publiques entraient dans une phase de basses eaux, dotations de fonctionnement mais aussi d’investissement car Monsieur Vernier nous a à plusieurs reprises, depuis deux ans, expliqué lui-même qu’il se dépêchait de profiter de subventions qui allaient se tarir. Numéro un de l’UMP dans le département, ministrable, il ne pouvait pas ne pas être au courant de la volonté de la droite de serrer tous les robinets. Volonté dont, au demeurant, Nicolas Sarkozy n’a fait nul mystère pendant sa campagne.

Que cette année, les recettes de fonctionnement continuent de stagner, les dépenses d’augmenter - sans même compter les intérêts des nouveaux emprunts réalisés depuis 2006 - n’a donc rien pour surprendre le Maire ni son adjoint aux Finances, …qui sont d’ailleurs une seule et même personne !

Fallait-il refuser d’investir ? De toute évidence, certaines dépenses étaient nécessaires (l’Hippodrome, le Théâtre…) et nous les avons approuvées. Elles s’accompagnaient effectivement de subventions non négligeables. Mais l’investissement de ces dernières années ne se résume pas à ces chantiers emblématiques. Une série d’investissements mineurs auraient sans doute pu être retardés sans dommage.

Que penser de l’augmentation d’impôts ? D’abord qu’il est malheureusement assez ironique de voir un chantre de la stabilité fiscale, auréolé depuis 25 ans d’une réputation de bon gestionnaire, en être réduit à une augmentation à deux chiffres. Certes, l’impôt n’est pas mauvais en soi. Il est la condition de l’action publique. Mais son augmentation n’est acceptable qu’à trois conditions :

  • qu’elle soit accompagnée et justifiée par des projets pour l’avenir, plutôt que de servir à éponger les dettes du passé.
  • qu’elle soit lente et modérée plutôt que lourde et brutale, comme c’est le cas aujourd’hui.
  • qu’elle intervienne dans une conjoncture économique favorable, pas au plus bas de l’activité, au moment où les ménages peinent à joindre les deux bouts et craignent pour leur emploi.

Et croisons les doigts pour que, en cette période de récession, la Communauté d’agglomération ne décide pas de suivre le même chemin !

En ce premier Conseil municipal de rentrée, après un vif débat, l’Opposition vote donc contre le budget supplémentaire de la Ville et ne prend part au vote ni sur l’augmentation des tarifs communaux, ni sur la modification du taux d’abattement de la taxe d’habitation.

Rénovation des façades

Autre sujet d’importance abordé dans ce Conseil décidément copieux : la politique de rénovation des façades du centre-ville. L’Opposition est favorable au principe. L’embellissement des immeubles - dans leurs parties exposées à tous les regards - profite à tous. Il est normal que la collectivité s’y associe.

Pour autant, dans l’état actuel des choses, nous ne sommes pas certains que la municipalité se soit entourée de toutes les garanties juridiques nécessaires. Certains propriétaires utilisent ce dispositif dans un but spéculatif et l’argent qu’ils gagnent, à la revente ou grâce aux baisses d’impôts obtenus, ne profite guère à la mairie qui a pourtant mis de sa poche.

Des solutions sont possibles, par exemple le remboursement des subventions reçues en cas de vente dans les cinq ans…
Nous demandons par conséquent un réexamen des conditions juridiques de ces aides, auquel nous sommes prêts à nous associer. Dans l’intervalle, nous nous abstiendrons pour toutes les demandes d’aide émanant de propriétaires bailleurs.

20 juillet 2008

Compte rendu du Conseil Municipal du 4 juillet 2008

Les finances communales

L’année 2007 a vu augmenter tous les postes de dépense de la mairie : investissement (+ 15,8 %) mais aussi fonctionnement et remboursement de la dette (+ 2,8 et 2 %).
Alors même que l’équipe municipale anticipait une situation difficile, il aurait mieux valu pour les Douaisiens faire quelques économies dès cette année-là plutôt que d’attendre une année de trop et de sabrer lourdement dans tous les budgets !

Qui plus est, ces augmentations cachent un déficit reporté d’année en année depuis 2006 : 1,7 millions d’euros de déficit net reportés de 2006 sur 2007, 3,46 millions d’euros reportés de 2007 sur 2008. Nous continuerons donc à emprunter cette année a pour éponger tout cela. Tous les emprunts à faire n’avaient semble-t-il pas été annoncés à l’avance…

Sur toutes les délibérations financières, il va donc sans dire que l’Opposition s’abstient. A l’exception du compte de gestion du trésorier, que nous approuvons, puisqu’il ne s’agit là que d’approuver la rigueur du travail d’un agent public.

Action de mécénat

La Caisse d’Épargne propose une action de mécénat au bénéfice du théâtre de Douai, en échange de places gratuites et d’insertions dans les publications du théâtre… dont la valeur totale dépasse probablement celle du montant offert au titre du mécénat !

Le groupe d’opposition refuse la délibération.

Subvention

L’association "Deux Mains ensemble", implantée au Faubourg de Béthune, prévoit plusieurs projets sociaux et de proximité : un point d’accès à Internet, un salon de coiffure social, une salle de loisirs ouverte 7 jours sur 7… Le maire propose de lui accorder 15 000 euros de subvention, et la mise à disposition d’un local remis à neuf par la municipalité.

L’opposition s’interroge sur trois points :
  • la capacité de l’association à monter en charge aussi rapidement sur des projets si ambitieux,
  • la bonne coopération entre Deux Mains ensemble et les autres associations du secteur,
  • la possibilité pour d’autres associations présentant le même type de projet de bénéficier de conditions similaires.

Les réponses données nous encouragent à faire confiance à "Deux Mains ensemble" et à lui souhaiter une pleine réussite dans ses projets.

Le groupe d’opposition vote la délibération à l’unanimité.

Evolution des tarifs municipaux

Plusieurs délibérations portent sur des tarifs : tarifs du conservatoire, des études surveillées, des classes transplantées, de la restauration scolaire…

Nos demandes d’une meilleure dégressivité des tarifs et d’aides systématiques aux familles à faible revenu n’étant pas suffisamment entendues, nous nous abstenons sur la délibération concernant le conservatoire, nous votons contre les trois autres.
Les tarifs des études surveillées, des classes transplantées et de la restauration scolaire ont en effet augmenté plus que l’inflation. Leur dégressivité est telle que le prix représente un bien plus gros pourcentage du revenu dans la tranche la plus basse que dans la tranche la plus haute ! Les tarifs de la restauration scolaire, enfin, portent le risque que certaines familles y renoncent à cause du prix.

Questions diverses
Les questions diverses sont l’occasion d’aborder des sujets d’actualité mais qui ne font pas l’objet d’une délibération.

Nous intervenons sur les modes de publication des avis de mise en vente de terrains et de bâtiments, parfois trop discrets…

Nous demandons à connaître les montants des baux des bâtiments loués par la municipalité, au nombre de deux : au 194 rue de la Mairie pour le service commerce et rue Maurice Caullery pour le service de la propreté urbaine.

Odile Hage, enfin, s’étonne d’avoir reçu de Madame Prouvost une réponse écrite au ton plutôt vif, à un courrier où elle exprimait son inquiétude au sujet de la situation du foyer des Parthiaux, à Dorignies. Odile Hage rappelle à juste titre l’état de délabrement des bâtiments de ce foyer, où des personnes parfois âgées ou malades se trouvent contraintes de vivre dans des conditions indignes.
Françoise Prouvost nous assure que l’équipe de direction de l’AILD, qu’elle préside, fait tout son possible pour mettre un terme à cette situation. Accordons-lui au moins le bénéfice de cette promesse. Mais il va sans dire que l’Opposition sera particulièrement vigilante sur la réalité des efforts mis en œuvre !

17 juin 2008

Tribune d'opposition de juin 2008

Choisir le projet immobilier qui donnera son visage futur au site des Anciens Abattoirs qui s’étend sur 1 hectare, rue Deforest, telle est la raison d’être d’un Jury qui se tiendra le 20 juin.
A propos d’une délibération du Conseil municipal qui portait sur le rehaussement du prix de vente du terrain, j’ai proposé, au nom de l’Opposition, d’ajouter au cahier des charges quelques contraintes urbanistiques qui soient de nature à bien insérer le nouvel ensemble immobilier dans le quartier afin d’éviter d’en faire un ghetto ou une cour fermée (ouvertures, circulations…) et d’autres portant sur la qualité de la construction (HQE…), après m’être inquiété de ce que le nouveau prix de session n’excluait pas de la « course » les bailleurs sociaux.
Car nous doutons que l’offre privée de logements puisse répondre de façon satisfaisante aux besoins des familles douaisiennes mal logées, et l’on connait plus d’une ville où le parc privé reste vacant par suite de son inadaptation à la demande !

Vendre à bon prix le terrain, surtout en période de vaches maigres budgétaires, ne doit pas être le seul souci de la Ville dans une cession aussi stratégique : faire du logement de qualité pour le plus grand nombre et préparer l’avenir du quartier, sont deux préoccupations tout aussi importantes.
Bonnes vacances à tous !
Pour la liste d’Opposition
J. Avenel, Elu Verts