27 mai 2010

Pétition pour le rétablissement des lignes de bus nord-sud

A l’initiative des conseillers du groupe d’opposition municipale de Douai

A l’attention des élus douaisiens au SMTD

La ligne 1 d’Evéole, si tant est qu’il résolve prochainement tous ses problèmes techniques et qu’il assure une fréquence et une vitesse suffisantes, pourra représenter un progrès dans la desserte du centre-ville de Douai depuis l’est et l’ouest de l’agglomération.

Cette configuration est-ouest de la ligne, en revanche, ne le rend d’aucune utilité pour les habitants du nord ou du sud de l’agglomération. En attendant la mise en service d’une possible ligne 2 d’Evéole, les lignes de bus existantes sur cet axe avant la mise en service du transport en commun en site propre donnaient toute satisfaction et n’auraient pas du être modifiées.

Les lignes 5 et 6 qui desservent Dorignies ont été rabattues sur le terminus Edmond Labbé. La ligne 10, qui desservait la route de Tournai, a été remplacée par un TaxiTub qui n’atteint pas le centre-ville. Conséquences de ces modifications : les temps de trajet depuis ces deux quartiers vers le centre-ville et, plus grave, vers l’hôpital ont été considérablement rallongés.

Nous demandons par conséquent le rétablissement des lignes 5, 6 et 10 telles qu’elles existaient avant la mise en service d’Evéole.

4 mai 2010

Prochaines réunions de quartier

- Mercredi 5 Mai à 19H30 : Château Treuffet à Dorignies

- Vendredi 7 Mai à 19H30 : Mairie annexe de la Solitude à Frais-Marais

- Mardi 11 Mai à 19H30 : Maison des Associations

- Mercredi 19 Mai à 19H30 : Complexe sportif de la résidence Gayant

- Vendredi 21 Mai à 19H30 : Pavillon Roux, faubourg d'Esquerchin

- Mercredi 26 Mai à 19H30 : Mairie annexe du Faubourg de Paris

Genèse d’une Commission Jeunesse à Douai

Par Jackie Avenel (les Verts)

C’est à l’initiative de notre groupe d’opposition qu’a été créée au sein du Conseil municipal une commission Jeunesse à laquelle participe une dizaine de membres.

L’objectif poursuivi est de mieux prendre en compte les besoins de cette catégorie de population, disons les 16/25 ans. N’entend-on pas souvent dire qu’ «à Douai, il n’y a rien pour les jeunes ! ». Reste que cette affirmation qui relève des insuffisances n’ouvre pas de perspectives pour mieux cibler les attentes. Les problèmes sont nombreux : la crise touche plus sévèrement encore les plus jeunes de nos concitoyens à travers le chômage, une certaine forme de démobilisation ou de passivité individualiste. Quant aux moyens de communication, les pratiques culturelles de loisirs, de convivialité, ils ont en quelques années connu une révolution qui rend quelquefois le dialogue intergénérationnel un peu difficile.

Si la question essentielle était « Et à Douai, qu’est-ce qu’on fait ? », il ne fallait pas céder à la tentation d’échanger des formules toutes faites, mais essayer d’accumuler des informations solides qui constitueraient un socle de réflexion commune. Aussi, notre groupe a-t-il proposé que cette Commission soit d’abord une commission d’écoute, réalisant des espèces de petits audits au cours de rencontres avec les nombreux intervenants qui ont dans leur cible ce groupe de population. Elle a déjà reçu, ces deux derniers mois, salle Basse de l’Hôtel de Ville, la Mission locale pour l’emploi des Jeunes, les Centres sociaux et les clubs de prévention en attendant d’accueillir d’autres acteurs du monde de l’enseignement, de la culture et du loisir... et des jeunes.

La participation aux travaux de cette commission se révèle tout à fait passionnante : la rencontre avec des professionnels très engagés est un moment d’enrichissement personnel. La situation de ces jeunes suivis par ces intervenants est souvent difficile sur le plan social (par exemple, l’urgence dans laquelle se retrouvent certains jeunes majeurs dépourvus de tout revenu).

La toile de fond des préoccupations reste l’emploi, souvent précaire ou de mauvaise qualité, l’entrée dans la vie adulte, période déjà compliquée en tant que telle, peut devenir un apprentissage de la désocialisation ou de l’errance. Paradoxalement dans notre société qui en fait une de ses valeurs essentielles, la mobilité est souvent une question complexe pour des jeunes qui n’ont d’horizon que les limites de leur quartier.

Mieux informer ces jeunes sur les dispositifs existants, les renvoyer vers les bonnes structures, accueillir et encadrer des emplois aidés mais aussi veiller à éviter le décrochage scolaire, faciliter l’accès à une information diversifiée sur les débouchés professionnels et les formations qualifiantes afin de garantir une orientation adéquate sont des conditions impératives à la réalisation desquels la Ville peut, à son niveau, contribuer.

Les travaux de la Commission se poursuivent. N’hésitez pas à faire part de vos réflexions sur ce sujet aux Elus du groupe d’opposition qui en sont membres : Annick Louvion, Brigitte Bonnaffé, Odile Hage et Jackie Avenel !

UN PEU DE DEMOCRATIE, S'IL VOUS PLAIT !

Tribune de René Lavarde – avril 2010

Les débats qui ont eu lieu à la CAD ont rappelé que le conseil communautaire n'est pas élu en tant que tel, mais que ses membres sont désignés par les différentes communes de l'agglomération. Le programme de la communauté ne correspond pas au vote de la population pour tel ou tel projet qui lui aurait été soumis, mais bien à l'idée que s'en fait un président ou un autre, plus ou moins soutenus par les équilibres politiques résultant des dernières élections municipales, qui n'ont pas eu cela pour objet.

Le "Passe moi la rhubarbe, je te passe le séné" évite l'opposition et permet l'unanimité, au moins de façade. Les difficultés financières liées aux dossiers du Râquet ou du tramway en sont les conséquences directes, rendues inquiétantes par la suppression de la taxe professionnelle.

Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous êtes en pleine discussion sur la réforme des collectivités territoriales ! Au lieu de chercher à détruire la représentation des territoires, après leurs ressources, profitez en plutôt pour assurer aux habitants le choix d'un véritable projet d'avenir.

Les communautés d'agglomération sont les premiers investisseurs du pays, cela mérite bien transparence et démocratie !

RENDEZ-VOUS MANQUE

Tribune de Jean-Pierre Divrechy – mars 2010

Lancée en Février 2006, par Michel Delebarre, Maire de Dunkerque, la démarche de faire du Nord Pas de Calais, le plus grand terrain de jeux, a reçu un accueil favorable du mouvement sportif.

Proposer aux athlètes du monde entier de venir préparer les prochains Jeux Olympiques de Londres, dans notre région. Le succès est au rendez-vous chaque année depuis 2007, plus de 100 délégations internationales, choisissent les installations de villes comme Lille ou Roubaix, mais bien plus petites comme Gravelines ou Vieux-Condé.

Et Douai, rien, aucune installation ne peut être retenue (trop vétuste, inadaptée ou inexistante). Un beau zéro pointé, Monsieur Vernier. Le train olympique (pas le tram) passera par notre région sans s’arrêter à Douai.

Bravo ! Le sport et les sportifs douaisiens ne méritent vraiment pas cela. 25 ans, sans investir dans des équipements modernes et adaptés, voilà le médiocre résultat d’un conservatisme local supplémentaire.

UNE ANNEE DE VIGILANCE ET D’INQUIETUDE

Tribune de Cyril Carbonnel – février 2010

2010 promet d’être une année décisive, soyons vigilants.
En début d’année, nous verrons – enfin - le tram circuler. Cette victoire à la Pyrrhus trouvera, nous l’espérons, sa concrétisation avec l’obtention de l’homologation sur rail (en évitant autant que possible une participation financière supplémentaire de la commune).

Le projet de centre commercial du Barlet quant à lui, poursuit inlassablement son chemin. L’esquisse dessinée, la commercialisation s’achève. Nous pensons toujours qu’il serait plus que judicieux d’avoir, enfin, une étude d’impact d’autant plus que certains commerçants redoutent ce projet.

Enfin, le dernier point de vigilance porte sur les finances communales. Si 2009 fut une année de redressement, espérons que l’effort se poursuive sereinement. A moins que la réforme des collectivités, mise en œuvre brutalement par le gouvernement, ne viennent grever nos recettes.

4 décembre 2009

SECURITE SOCIALE : DEFICIT RECORD EN 2010 ! 30,6 milliards !

Tribune d'Annick Louvion - décembre 2009

Le gouvernement fait beaucoup de bruit sur l’augmentation des prélèvements sur les revenus du capital , mais on est encore loin du compte .
La contribution sociale des stock -options , intéressement et participation est portée à 4 % . Pour mémoire , le taux des cotisations à la sécurité sociale d’un salarié est de 15,26 % , celui de son employeur est de 30, 38 % .
Le nouveau recul de la masse salariale entraine une diminution des cotisations sociales , les mutuelles vont augmenter , le salaire net après prélèvements va baisser .
La baisse des recettes est la conséquence de la dévalorisation du travail . La part des salaires dans la valeur ajoutée , a chutée , au profit des dividendes versés aux actionnaires . Ils sont passés de 5% en 1985 à 25% en 2008
Faute de nouvelles taxations sur les revenus du capital , les petits salariés vont trinquer et les malades passeront encore plus à la caisse .
L’hôpital public fait ceinture , son personnel est à bout souffle ! Quel gâchis !

31 janvier 2009

Hier 30 janvier : Réunion sur le projet de la place du Barlet

La salle, c’est le moins qu’on puisse dire, était avide de comprendre l’empressement de la municipalité sur ce dossier.
Forum Invest a voulu rassurer en présentant quelques partenariats emblématiques, à Lille, à Marseille, à Beauvais… Nous y voyons, nous, des différences substantielles avec Douai :

  • à Lille, Forum Invest reprend un emplacement affecté depuis longtemps au commerce, dans la rue la plus commerçante de la ville. Pas de bouleversement des flux de circulation donc, mais plutôt un confortement.
  • à Marseille, c’est la mairie qui a conçu le projet d’aménagement de la Joliette. C’est la mairie qui a lancé un concours pour choisir un partenaire. Le projet a mûri politiquement avant de passer entre les mains d’un investisseur.
  • c’est peut-être le cas de Beauvais qui se rapproche le plus de celui de Douai. Une ville de taille proche, un projet apporté tout emballé par l’investisseur… Et la même réaction de la population, qui réclame une consultation populaire. Mêmes causes, mêmes effets…. Voir sur le sujet la réaction des élus beauvaisiens socialistes et communistes.

Notons qu’à Verviers (ville belge), il a fallu toute l’énergie d’une association (Vesdre Avenir) et des habitants pour convaincre Forum Invest de modifier un projet qui prévoyait de couvrir la rivière locale, la Vesdre, sur 220 m. Encore toutes les remarques des opposants au premier projet n’ont-elles pas été entendues. Est-ce le genre de débat démocratique qui nous attend ?

Gardons à l’esprit ces quatre points essentiels :

  • Douai a signé (malgré le refus du groupe d’opposition) un protocole d’accord apporté tout écrit par Forum Invest, à son entier avantage. Ce texte nous engage déjà. Si nous renonçons, ce sera payant. Et un peu plus cher à chaque mois qui passe.
    Voir la "cérémonie" de signature sur le site de Forum Invest (place du Barlet).
  • Forum Invest a tout intérêt à nous montrer patte blanche et à promettre monts et merveilles.
    Un beau diaporama et de belles paroles ne coûtent rien. Lorsque la place sera vendue et le bâtiment construit, il sera trop tard pour les prises de conscience. C’est maintenant qu’il faut réfléchir et prendre des avis neutres. L’avis de Forum Invest est un avis intéressé. Le prendre pour argent comptant serait irresponsable.
  • La place du Barlet, un Douaisien l’a bien dit, nous appartient à tous. Une fois vendue, nous ne la récupérerons jamais. Un acte si lourd ne peut se faire sans l’accord des Douaisiens. Par un référendum populaire.
  • Si proche du centre qu’il soit, le Barlet n’est pas le centre. Une galerie commerciale à cet endroit modifiera en profondeur les flux de circulation commerciale en ville. Et asséchera forcément des zones aujourd’hui actives. Le centre de gravité de Douai passera de la place d’Armes à la rue de la Cuve d’Or. Avons-nous fait la moindre étude sur ces impacts prévisibles ? Aucune.

Le groupe d’opposition n’est pas pour le statu quo. Oui, la situation du commerce douaisien est mauvaise. Noyelles-Godault ne nous attend pas pour grossir. Il faut agir. Sur le commerce et sur la question du stationnement.

Des propositions ambitieuses sont nécessaires. Nous apporterons les nôtres en temps utile. Mais faut-il pour autant se précipiter sur le premier projet venu, apporté de l’extérieur par un investisseur qui recherche, c’est son métier, d’abord l’intérêt de son actionnaire ?

27 janvier 2009

Conseil municipal - janvier 2009

Parce que les investissements qu’il présente sont nécessaires, M. Vernier se dispense de penser l’avenir de sa ville.

Parer au plus pressé ne suffit pas comme projet de long terme.
Oui, il faut achever la restauration de l’hôtel de Ville, conforter le dôme de Saint-Jacques, poursuivre l’installation du colombarium du cimetière de Frais-Marais, aménager les places centrales de la Ferronnière…
Si importantes qu’elles soient, de telles tâches ne doivent pas occulter ce qui devrait être le premier rôle d’une équipe municipale : inventer l’avenir.
Quelles lignes de force voulons-nous développer ? Comment doit évoluer notre centre-ville ? Comment attirer de nouveaux commerçants et libérer les énergies ? Quelles solutions pour développer des centres périphériques dans nos quartiers ? Sur quoi fonder, demain, l’image, la singularité, donc l’attractivité de Douai ?

Si nous n’avons pas de réflexion sur les buts que nous nous fixons, nous continuerons à gérer les menus travaux sans savoir dans quelle vision ils s’insèrent. Nous resterons spectateurs de l’évolution de notre Ville, qui s’endort doucement, derrière ses façades repeintes…

Non : Le Groupe d’opposition a choisi de voter contre la baisse des subventions aux associations.

Est-ce à ces acteurs associatifs, qui portent pour certains à bout de bras des projets sociaux de long terme, de supporter les effets d’une mauvaise gestion ? Les centres sociaux ne tiendront pas deux ans à ce régime sans remettre en question certains projets voire certains postes. Et nos grandes institutions culturelles doivent réduire la voilure sur leurs créations et leur ouverture à des publics moins solvables.

Certes, la municipalité aura au moins eu le mérite d’identifier, dans sa quête d’économies, toute une série d’associations dormantes qui touchaient année après année leur subvention sans justifier de son utilisation.
L’argent public doit être dépensé là où il est nécessaire, de manière ambitieuse lorsqu’il le faut. A contrario, parce que cet argent est celui des contribuables, chaque centime alloué doit être utile. La pire politique est en effet de peu dépenser tout en dépensant mal.

Lors de ce Conseil, le groupe d’opposition a posé plusieurs questions :

  • sur les conteneurs à déchets médicaux pour les personnes qui doivent subir des soins réguliers à domicile. Un système très performant de distribution de boîtes puis de collecte par les pharmaciens existe dans notre Communauté d’agglomération, mais il est encore trop mal connu, et des habitants et des pharmaciens eux-mêmes.
  • sur le cirque de Nouvel An, dont le spectacle, de grande qualité, s’accompagnait d’un niveau sonore tout à fait inadapté à de jeunes oreilles.
  • Sur la fusion des écoles Paul Parent et Jean Andrieu. Chacun des deux établissements avait été pressenti pour accueillir la nouvelle école. Le choix n’est toujours pas fait.
  • Sur le nombre de caisses gérées par la Chartreuse ; jusqu’à huit différentes, obligeant les visiteurs à multiplier les chèques s’ils veulent à la fois visiter les collections permanentes, découvrir une exposition, acheter un livre…
  • Sur la possibilité de renommer la moitié sud du quai Devigne, comme cela vient d’être fait pour le quai de l’Entrée des Eaux, au bénéfice du seul accès à une nouvelle résidence privée clôturée.
  • Sur la nocivité des antennes relais de téléphonie mobile. M. Vernier nous répond qu’elle n’est pas différente de celles des ondes de télévision. Faux : les ondes de télévision ne sont pas à la même longeur d’onde. Le rapport effet thermique/effet électromagnétique n’est pas le même. Voir l’avis d’un spécialiste dans la Voix du Nord. Quoi qu’il en soit, soyons tout autant vigilants avec nos propres portables, plus nocifs encore que les antennes, chacun s’accorde à le reconnaître !

16 décembre 2008

Tribune d'opposition décembre 2008

Augmentation des impôts locaux - A consommer avec modération

L’augmentation annoncée des impôts locaux de 15 à 20% sur 3 ans est présentée comme supportable parce qu’elle placerait Douai dans la moyenne des villes comparables. La consolation, bien mince elle, est à nuancer sérieusement.

Avec 26% de ménages sous le seuil de pauvreté, Douai est plus pauvre que la moyenne nationale (13%). Et l’on sait que l’assiette des impôts locaux prend mal en compte les revenus réels ! Surtout si, comme à Douai, la taxe d’habitation payée par tous les ménages, même locataires, se situe à un taux bien plus élevé que dans les villes comparables.

Cette augmentation, en outre, tombe bien mal, au moment où l’emploi bat de l’aile, où Renault multiplie les journées de chômage technique.

Or la Communauté d’agglomération du Douaisis, elle-même en difficulté financière, n’a plus les moyens de la politique d’investissement et de soutien à l’économie qui permettrait de préparer les ressources de demain…