31 mars 2011

Ordures ménagères : service public ? Prestation privée ?

Tribune parue dans le magazine municipal d'avril

Les nouvelles modalités d'enlèvement des ordures ménagères ont été présentées aux conseillers municipaux. La nécessité de réduire le volume général des déchets produits est impérieuse, et ne peut être contestée. Il faut trier, moins jeter, composter ce qui peut l'être pour éviter de remplir les décharges, ou polluer notre atmosphère avec la fumée d'incinération. En revanche, dans le détail, il ne faut pas exagérer : pour l'enlèvement des déchets de jardin, assimiler le produit de la taille de quelques mètres de haie à celui d'un parc urbain à quelque chose d'excessif : payer le même forfait serait insupportable !
Et, en ce qui concerne la remarque de Jacques Vernier : « l’habitant qui habite en appartement n’a pas à payer pour celui qui a un jardin ». C'est-à-dire : l'habitant du centre-ville n'a pas à payer pour le jardin de celui des écarts … On en voit les limites. Cela peut s'appliquer à beaucoup de domaines : voirie? École ? Lycées ? Police ? Nous devons défendre le service public et ne pas le remplacer par une prestation privée !

René LAVARDE
Conseiller Municipal du Parti Radical de Gauche

25 février 2011

Stationnement en centre : peut mieux faire

Source : la Voix du NordLa zone de stationnement payant en centre-ville de Douai s'étend ces jours-ci. Les élus socialistes ont voté, avec la majorité, cette extension. Nous devons favoriser la rotation des voitures, dégager des places pour les visiteurs qui fréquentent nos commerces et les services de centre-ville.

Soit. Mais nous n'avons fait là que la moitié du chemin. Il reste deux priorités :
- offrir une solution aux riverains et aux commerçants,
- guider plus facilement les visiteurs vers les places réellement disponibles.


Les élus de gauche préconisent depuis 2008 d'utiliser les vastes capacités du parking de Gayant Expo pour les commerçants et salariés du centre-ville qui le souhaitent, en mettant à leur disposition une navette directe le matin et le soir et en faisant garder le parking. Nous défendons aussi le développement des parkings relais du tram. Il n'y en a pratiquement pas aujourd'hui en bout de ligne. Et celui du rond-point d'Esquerchin est trop proche du centre, au cœur de la zone la plus encombrée aux heures de pointe.

Ne peut-on pas réserver aux riverains de la zone "20 minutes" des places au Dauphin, à des tarifs abordables ? Cela permettrait de mieux remplir ce parking souvent vide et d'offrir une solution de proximité.

Pour les visiteurs extérieurs, de grands panneaux d'entrée de ville indiquent désormais les parkings disponibles. Bien. Mais il faut continuer et flécher ces parkings tout au long du parcours, en privilégiant ceux qui disposent effectivement de places libres. Les Douaisiens savent bien, par exemple, que tenter sa chance au parking nord de la gare est en général sans espoir. Les visiteurs extérieurs, eux, vont s'y casser les dents et risquent de se retrouver à errer rue Clemenceau ou place Carnot, à la recherche d'une place libre.

Une fois notre visiteur garé, le délai de gratuité de 20 minutes est trop court. Pour ceux qui achètent dans les magasins douaisiens, l'opposition préconise un système de tickets de réduction distribués par les commerçants volontaires. Comme c'est le cas à Euralille. Le stationnement payant doit libérer des places pour les visiteurs, pas les faire fuir !

Il faudra enfin reposer la question d'un parking sous la place d'Armes -dont tout le monde convient désormais, même Jacques Vernier, qu'il faudrait envisager de la refaire. Ce qui permettrait de piétonniser quelques rues proches : le haut de la rue de la mairie, la rue de Bellain, le bas de la rue Jean Bellegambe, par exemple. Ou tout au moins d'y élargir les trottoirs.

Le stationnement payant, oui, mais pas sans contreparties !

13 février 2011

Le projet du Barlet enfin abandonné !

La décision annoncée par Jacques Vernier vendredi 11 février d'abandonner défini-tivement le projet de centre commercial place du Barlet était sans aucun doute la bonne. Elle n'est au demeurant pas une surprise, l'hésitation et la gêne du maire sur le sujet se faisant sentir depuis plusieurs mois, à chaque question de l'opposition.

Le projet souffrait de quatre tares originelles inquiétantes :

- lancé sans concertation, ni avec la population ni avec les commerçants, avec pour seul débat un conseil municipal convoqué à la hâte deux jours avant Noël, ce projet était né de l'enthousiasme un peu hâtif de deux personnes seulement, Jean-Jacques Delille, démissionnaire peu après, et Jacques Vernier, pratiquement son seul soutien depuis.

- le maire ayant déclaré que son choix relevait de l'acte de foi, aucune étude d'impact, aucune analyse indépendante n'a jamais été réalisée par la municipalité. Les seuls chiffres prospectifs disponibles ont été ceux du premier promoteur, Foruminvest. Etaient-ils parfaitement fiables ?

- Il n'était pourtant pas difficile de repérer quelques risques liés à ce projet : l'emplacement était déjà un peu éloigné du coeur de ville. Les visiteurs auraient-ils tous remonté la rue de la Cuve d'Or pour aller découvrir la croix de Douai ? Le centre, fermé, avec son parking propre, aurait de toute façon été organisé pour encourager les chalands à ne pas en sortir.

- enfin, Jacques Vernier fondait son choix, à l'origine, sur le caractère patrimonial et personnel du fonds d'investissement Foruminvest, propriété d'un riche néerlandais. L'argument est tombé très rapidement, quand le projet fut vendu sans état d'âme au fonds de pension canadien Hammerson...

Le projet est abandonné et c'est tant mieux. Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire du statu quo. Le commerce douaisien va mal. 60 à 100 cellules sont vides dans le centre, dont plusieurs dans une rue de la mairie qui périclite. Restaurants et terrasses se font rares. Bien des enseignes déménagent vers la zone du Luc.

Une politique ambitieuse d'aménagement commercial reste donc à l'ordre du jour à Douai, en concertation avec les Douaisiens. Faut-il reprendre l'idée d'une galerie commerciale plus centrale, en développant la Madeleine ou le Dauphin ? En rachetant peu à peu quelques immeubles bien situés ? Le lycée Deforest de Lewarde devait partir au Râquet, libérant un bel emplacement rue Jean de Gouy. Une querelle avec Christian Poiret a malheureusement compromis ce départ. Toutes les pistes doivent en tout cas être étudiées.

La question de la piétonnisation de certaines rues doit être réétudiée avec les commerçants. Les essais réalisés il y a quelques années n'ont échoué que par manque de conviction de l'équipe municipale. La rue de Bellain et la rue Jean Bellegambe pourraient devenir piétonnes, au moins à certains moment. puisque la rue Saint-Christophe et une partie de la rue des Ferroniers le sont déjà. Et pourquoi ne pas y envisager des zones de partage de l'espace, sans trottoirs ?

Au delà de l'aménagement urbain, c'est toute la politique d'accompagnement du commerce qui est à repenser. Le choix d'une ville silencieuse se fait, nous le constatons tous, au détriment des restaurants et des cafés. Nos commerçants ne sont pas assez associés aux évènements culturels de la ville, de ses associations et de ses grandes institutions : théâtres, auditorium, cinéma, médiathèque...

Reste la question, cruciale, des transports. Puisque, si attractif que soit une ville, encore faut-il que le plus grand nombre possible de visiteurs puisse y venir.

Aujourd'hui, notre plan de stationnement n'est pas lisible pour le visiteur lambda. Les grands panneaux d'entrée de ville constituent un progrès, mais ils ne disent pas que certains parkings annoncés sont bondés dès 7h du matin. Le visiteur doit encore tenter sa chance au petit bonheur, et souvent errer de sens unique en sens unique, à la recherche d'une place libre. Ce n'est pas normal. Nous devons tout faire pour drainer comme sur des rails les touristes et les visiteurs commerciaux vers un parking disponible à moins de 5' à pied ou en tram de l'hyper-centre. Il faudra d'ailleurs reposer la question d'un parking sous la place d'Armes...

Concernant les transports en commun, l'abandon de l'extension de la ligne 1, vers l'est, est désolant. C'est priver Douai de la clientèle de milliers d'habitants de Coeur d'Ostrevent voire, demain, du Denaisis. Même chose vers l'ouest. Puisque Noyelles-Godault attire les douaisiens nantis d'une voiture, ne devrions-nous pas tenter de capter les habitants du proche Pas-de-Calais qui préfèrent les transports en commun ? L'unique ligne entre Douai et Hénin ne saurait suffire.

"Pas de son, pas d'image de l'opposition sur la question du commerce", disait Jacques Vernier lors d'un dernier conseil municipal. Espérons qu'il prendra le temps de lire cet article...

15 janvier 2011

Le débat d'orientation budgétaire ne sert à rien !

Comme chaque année, le maire a souhaité voté le plan d'investissement avant d'organiser le débat d'orientation budgétaire, qui est censé fixer le contexte, les enjeux et les objectifs de la politique budgétaire municipale, qui doit permettre, aussi, de mieux comprendre l'articulation entre budget d'investissement et budget de fonctionnement.

Mais de l'aveu même du maire, ce débat d'orientation budgétaire ne sert à rien. Il ne s'agit que d'une formalité légale qu'il expédie par obligation. Rendez-vous donc en février pour la formalité.

Parce que l'opposition ose évoquer l'endormissement commercial de notre ville et critiquer la politique de stationnement, le maire rétorque que l'opposition n'a rien à proposer sur le sujet. "Pas de son, pas d'image". Nous verrons. Sur le sujet, nous avons de nombreuses propositions et nous les ferons entendre ici et ailleurs.

Deux écoles mettent en place une expérience pilote d'accompagnement à la lecture le soir des enfants de CP en difficulté. Sur le fond, l'idée est bonne, mais pourquoi refaire en plus modeste, aux frais de la municipalité, ce qui existait pour tous et que l'Etat a fait disparaître en supprimant les Rased ? Abstention sur ce point d'Odile Hage, qui a soulevé le problème, et de Jackie Avenel.

En questions diverses, Frédéric Chéreau soulève le problème rencontré par la Fondation Deforest de Lewarde, qui souhaitait déplacer ses trois sites sur la zone du Râquet.

A toutes les étapes de la sélection d'un cabinet d'architecte, l'urbaniste-conseil de la CAD a imposé que soit interrogé, puis retenu, puis auditionné un cabinet d'architectes de Montpellier, avant de réclamer que le marché lui soit attribué, contre l'avis de la fondation, qui donnait sa préférence à un autre cabinet.

Le cabinet qui avait la préférence de la fondation répondait apparemment au cahier des charges de l'urbaniste-conseil et avait intégré à son offre un certain nombre de modifications demandées. Le cabinet de Montpellier, en revanche, semble avoir, dans son offre modifiée, copié de très près l'offre de son concurrent, ce qui risquait de constituer un risque juridique s'il était retenu.

La CAD a pourtant maintenu son choix, arguant de raisons esthétiques, et a fini par refuser le terrain à la fondation Deforest de Lewarde, qui se trouve contrainte aujourd'hui de trouver une solution de rechange, après avoir dépensé des sommes importantes dans ce concours d'architectes.

Commentaire du maire : "tout compte fait, il vaut mieux que les étudiants restent en centre-ville". Peut-être. Mais encore aurait-il fallu le dire au départ, dans ce cas...

Affaire à suivre.

Programme d'investissement : explication de vote

Conseil municipal du 14 janvier 2011

M. le maire, comme l’an passé, nous n’allons pas voter contre votre programme d’investissement, pour 3 raisons que je veux vous détailler rapidement :

Vous parlez de stabilité, mais ce programme est en baisse pour la 2e année consécutive. Par rapport à 2009, nous sommes à -900 000 €, inflation non comprise.

Cette baisse se porte principalement sur le poste aménagement et services urbains, qui perd 1,5 millions d’euros. Or, dans ce poste, la dépense principale est la seconde tranche de la réfection des boulevards communautaires, d’un montant plus important que celle de l’an dernier.

Cela signifie-t-il qu’il s’agira d’une année blanche pour l’entretien de la voirie et de l’espace public dans certains quartiers ? Il s’agit pourtant d’une tâche de longue haleine, dans laquelle il vaut mieux ne pas accumuler de retard. Et plusieurs rues, que nous avons eu l’occasion de signaler au cours de l’année, auraient besoin d’interventions, sans compter l’aménagement nécessaire de systèmes de ralentissements à plusieurs endroits, qui avait fait l’objet d’une étude des services, mais que je ne retrouve pas ici.

Parallèlement, entre la prise en charge à 100% de travaux sur les immeubles des places Schuman et du Dauphin, le financement du ravalement de l’hôtel Ibis (que vous avez annoncé, mais qui n’est pas dans ce programme 2011) et la fin du programme de subvention aux ravalements de façades, vous continuez à subventionner fortement la réhabilitation de bâtiments privés, au détriment de projets sociaux, comme le renouvellement du centre social du faubourg d’Esquerchin, évoqué par Jackie Avenel.

Le second motif de notre vote, vous le connaissez, j’ose dire que vous l’anticipez. Il s’agit d’une question de méthode. Une fois de plus, nous sommes très surpris que ce programme d’investissement précède le nécessaire débat d’orientation budgétaire, qui est le moment où vous présentez aux élus le contexte, les enjeux et les objectifs de votre politique municipale.

Sans la possibilité de replacer le programme d’investissement dans une perspective d’action à long terme, même si nous découvrons sur table une courte note de synthèse, sans la possibilité de comprendre l’articulation que vous faites entre dépenses d’investissement et dépenses de fonctionnement, le vote sur ce programme perd son sens et devient une simple liste technique de demandes de travaux et d’achats remontés par les services.

Mais sans doute considérez-vous le débat d’orientation budgétaire comme une formalité fastidieuse et largement inutile, à moins que vous n’ayez pas de perspectives de long terme à soumettre au conseil.

Le troisième motif est directement lié au précédent. Je ne trouve rien dans ce programme d’investissement qui traduise la volonté de relever la ville du marasme où elle s’enfonce lentement. Encore 250 000 euros pour l’extension du stationnement payant. Pour la 2e année consécutive. Pourtant, notre politique de stationnement brouillonne et incompréhensible ne satisfait personne et n’a même pas le mérite de convaincre ceux qui viennent consommer à Douai. Rien sur la place d’Armes. Quand sera-t-elle enfin considérée comme une priorité ? 100 00 € de provisions pour achat d’immeubles ? Et comment agirons-nous sans possibilité de préempter et de créer des réserves foncières contre la vente de nos cellules commerciales à des opticiens ou à des banques ? Rue de la mairie encore, le magasin Eram devrait céder la place à EDF, stérilisant encore un peu plus cette rue pourtant centrale. Je pourrai continuer. Ce n’est pas cette année, j’ai l’impression, que notre ville redeviendra un pôle commercial attractif et rayonnant au niveau régional.

14 décembre 2010

Démocratique et mixte : la ville du XXIe siècle

Un forum réunissait récemment à Lille des chercheurs, des architectes et des élus sur le thème de la ville du 21ème siècle. Mettre côte à côte quelques-unes de leurs conclusions et la réalité douaisienne peut prêter à sourire (jaune !).

« Les espaces publics doivent faire l’objet d’une attention particulière. Les habitants doivent être associés à leur conception et à leur animation.»

Chez nous, le sort du Barlet est scellé dans le bureau d’un adjoint. Les places Carnot ou De Gaulle sont bâties et démolies au gré du syndicat des transports. Le réaménagement de la place d’Armes vieillissante est renvoyé à plus tard sous prétexte qu’elle a été conçue sous la mandature du maire précédent, il y a plus d’un quart de siècle, alors même que des citoyens sont prêts à y réfléchir et le font savoir.

« Les gares sont des lieux de croisement et de brassage ; elles doivent accueillir une mixité d’activités privées et publiques (associations, services à la personne…).»

Quand on pense au désert qu’il faut traverser pour échapper aux courants d’air (que les flammes de l’arche font semblant de réchauffer par intermittence) et enfin entrer en ville, on se prend à espérer que les travaux traînent encore quelques années pour tenter de porter remède à ce no man’s land.

« La mixité des types de logement doit être garantie dans chaque quartier. Cela suppose aussi de veiller à la diversité des commerces et services. »

L’absence de commerces ou de services dans des quartiers réservés aux logements modestes (Frais-Marais par exemple) ou la disparition des commerces dans des quartiers où les maisons traditionnelles sont découpées en logements parfois indignes (vieux Douai par exemple) sont les conséquences de l’absence de toute politique réfléchie.

« Il faut promouvoir une pratique intense de la démocratie locale à travers laquelle les habitants sont consultés et réfléchissent collectivement. »

L’absence de consultation laisse parfois place à des commissions où l’on vient vendre voire imposer la dernière idée née sous le beffroi (le plan de circulation par exemple). Il faut dire qu’il est parfois tellement difficile de se mettre d’accord au sein du seul groupe majoritaire du conseil municipal que cela ne pousse pas notre maire à une pratique plus innovante de la démocratie.

« La démocratie locale doit s’accompagner d’un travail spécifique sur la qualité de l’information locale : les médias locaux indépendants seront favorisés. »

Cela doit être plus compliqué que de se mettre en colère quand les journalistes font leur travail d’investigation ou de taire en pleine campagne électorale la réalité de l’endettement auquel on a conduit sa commune !


Jean-Pierre Divrechy
(Article paru dans la lettre semestrielle de l'opposition - 1e semestre 2011)

Le combat pour les retraites : le retour de la lutte des classes

Le conseil municipal de Douai est resté aussi obstinément sourd que le gouvernement aux grandes manifestations qui ont fait vibrer les rues de la ville pour exprimer le refus des travailleurs de la démolition du système de retraite. Tout appel à la solidarité est refoulé : « nous ne sommes pas à l’Assemblée Nationale », dit-on. La ville subit pourtant de plein fouet la cure d’austérité imposée par Sarkozy et dictée par l’Union européenne.

Les Douaisiens ne sont pas dupes : ils paient plus d’impôts, leurs associations voient leurs subventions réduites ; tous les tarifs municipaux sont en augmentation : l’entrée dans les piscines ou les musées, la location de salles communales… jusqu’à l’utilisation des douches publiques !

Quand 17% des français vivent sous le seuil de pauvreté, Mme Bettencourt vit avec des milliers
d’euros par jour et se paie le luxe d’être défiscalisée ! Voilà qui explique la colère et la détermination des salariés, exaspérés par des années de chômage et de misère que la crise du capitalisme rend chaque jour plus insupportables. Chaque citoyen comprend bien que revient en force la lutte de classe !

La mobilisation populaire recueille l’assentiment de la majorité des français. On ne peut rien attendre de cet Etat qui se moque d’être juste, sinon plus d’impôts pour les plus humbles, moins de services et toujours moins de démocratie.

L’heure est à la contre-attaque, sans s’arrêter au cirque du remaniement ministériel et sans attendre 2012 : c’est tout l’enjeu des luttes de nouveau offensives, construites et dirigées par les travailleurs qui savent que l’alternative politique doit être forgée dès aujourd’hui dans la rue.

Poursuivons la Résistance !

Odile Hage
(Article publié dans la lettre semestrielle de l'opposition - 1er semestre 2011)

4 décembre 2010

Conseil municipal du 3 décembre

Le conseil municipal en bref :

- Fond de participation des habitants : Frédéric Chéreau insiste sur l'intérêt d'encourager les associations à faire participer régulièrement de nouvelles personnes aux activités qu'elles organisent avec des financements FPH.

- activité de découverte des fruits dans les écoles : Odile Hage propose d'étendre la mesure sur l'année entière.

- travauxsalle de classe - source Wikipedia de sécurité à l'école Saint-Vincent de Paul : Frédéric Chéreau soulève un risque d'illégalité de la délibération. Une commune n'a pas le droit de financer des dépenses d'investissement dans une école privée. Elle peut participer au fonctionnement (sans dépasser ce qu'elle alloue à une école publique) et se porter caution d'un emprunt. L'opposition propose donc de s'en tenir à cette dernière possibilité et s'abstient, sous réserve de vérification de la légalité de la décision.

En savoir plus : note de l'Association des maires de France

- associations : plusieurs délibérations portent sur des subventions exceptionnelles qui sont en réalité des prêts sans intérêt. Le maire assure qu'il s'agit en réalité d'aides à la trésorerie et que toutes les associations qui en ont bénéficié par le passé les ont toujours remboursées sans problème.

- défibrillateurs cardiaques : Odile Hage suggère de diffuser un document de communication reprenant tous les défibrillateurs existants. Le maire propose de faire cela sous la forme d'un tiré à part du journal municipal.

- boulevard circulaire de Douai : Jackie Avenel interroge l'utilité d'un rond-point au niveau de la porte d'Arras, qui ne résoudrait pas plus les problèmes de circulation que ceux du pont d'Esquerchin, pour un coût élevé. Frédéric Chéreau demande une réflexion globale sur le stationnement de centre-ville, intégrant les boulevards entre la place l'Hérillé et la gare et insiste sur la consultation des riverains.

- remplacement d'un élu démissionnaire au CA de l'internat d'excellence : l'opposition ne prend pas part au vote, sa présence ayant été refusée, comme pour tous les établissements scolaires de la ville.

- aide à la rénovation du Romagnant : sur une demande de précision de l'opposition, le maire signale que le bâtiment ne bénéficie pas par ailleurs d'une aide classique au titre du ravalement de façades, mal adaptée au demeurant à ses caractéristiques. Annick Louvion insiste sur le caractère forfaitaire et définitif de l'aide exceptionnelle consentie, rappelant que, par le passé, la ville a plusieurs fois pris en charge à 100% des travaux supplémentaires qui pouvaient être coûteux, dans des opérations de rénovation de façade.

- questions diverses :
> Frédéric Chéreau interroge Bruno Bufquin sur une réunion qu'il a mené seul au nom de la commission jeunesse et rappelle l'intérêt du caractère collectif de cette commission. Bruno Bufquin assure qu'il a transmis à la commission les résultats de cette rencontre et qu'elle avait un caractère exceptionnel, ayant été organisé de manière spontanée à la demande d'une association.
> A une question sur un lieu d'accueil des musiques actuelles, le maire répond qu'il souhaite réfléchir à l'ouverture de lieux de répétitions pour les groupes du Douaisis. Affirmation encourageante. A suivre !

3 décembre 2010

Conseil municipal du 3 décembre : l'ordre du jour



2010, une année riche en évènements !

Tribune libre de décembre, par Monique Amghar

Le premier trimestre de l’an 2010, a été marqué par plusieurs fermetures et autres délocalisations d’usine. Par le biais de la presse, les Douaisiens apprenaient une augmentation des impôts locaux, étalée sur trois ans. Pour faire passer la douloureuse, notre maire rappelle à chacun que depuis 25 ans aucune augmentation n’est intervenue et que, comparé à d’autres villes de même importance, notre impôt est dans une assiette relativement basse ! Ouf, nous voilà rassurés.

La crise, car crise il y a, n’en déplaise à ceux qui nous gouvernent, aggrave chaque jour un peu plus la qualité de vie des foyers douaisiens. À cela, faut-il ajouter, divers augmentations tels que EDF, Mutuelles, et autres nouvelles taxes sur les box et autres Internets.

Le dernier trimestre de l’année verra des milliers de gens dans les rues pour manifester contre la réforme des retraites, bien vite rejoints par les lycéens. Mais ne faut-il pas y voir là la manifestation d’un ras-le-bol général d’une population qui n’en peut plus d’être pressée de toutes parts ?

Les fêtes de fin d’année approchent. Aussi accordons-nous une trêve. Et entourés de nos proches, amis, reprenons des forces afin d’affronter l’an 2011 qui espérons le, se montrera sous de meilleurs auspices.