7 décembre 2011

Proximité de la police

A la demande d’habitants, qui s’estimaient mal traités par les équipes de la brigade anti-criminalité, le groupe d’opposition a rencontré le 16 novembre M. Courtecuisse, commissaire de police, qui s’est dit prêt à sévir contre tout comportement inapproprié qui lui serait remonté comme avéré. Nous nous ferons donc l’intermédiaire de toute doléance fondée sur des faits précis et datés.

Des habitants nous ont affirmé que leur plainte n’avait pas été enregistrée. Le commissaire a rappelé que la police a le devoir de noter toute plainte précise et se rapportant à une infraction. Il a également rappelé l’existence du bureau d’aide aux victimes, qui peut accueillir même des personnes simplement confrontées à des menaces ou de l’intimidation.

Nous avons apprécié le souci affiché par M. le commissaire de donner la priorité à la présence de terrain, mobile ou fixe, par exemple le matin et le soir aux entrées de Douai et à la gare. Des caméras à l’efficacité douteuse mais au coût certain ne remplaceront jamais la présence humaine !

Tribune libre de Frédéric Chéreau

22 novembre 2011

Prochaines réunions de quartier

3 réunions de quartier permettront aux Douaisiens de rencontrer leurs conseillers municipaux d'opposition d'ici la fin de l'année 2011 :

Mardi 22 novembre à 19h30 au Pavillon Roux

Mardi 29 novembre à 19h30 à la mairie annexe du faubourg de Paris

Jeudi 8 décembre à 19h30 à la mairie annexe de la Clochette

9 novembre 2011

Qui veut la peau du SC Douai ?

Image Voix du NordLe Sporting club de Douai, c'est notoire, connaît une passe difficile. Il semble y avoir eu des erreurs de gestion, la situation n'est pas bonne. Si des efforts louables ont été entrepris par l'équipe actuelle, le club manque encore d'une structure administrative à la hauteur de son budget et du nombre de ses adhérents : 450.

Les dettes devront être honorées, un budget prévisionnel réaliste reste à construire, il faut trouver de nouvelles recettes. Pour tout cela, l'audit financé par la mairie est une excellente chose et le maire a pris là une décision louable.

Mais à quoi rime, dans ce contexte, la saisie soudaine du minibus qui servait à transporter les enfants ? Le maire, l'adjoint aux sports étaient-ils au courant de cette décision ? Et, si oui, ont-ils tenté de l'empêcher ?

Le club doit être mis à flots, pas mis à mort. L'équipe actuelle travaille, écoute, paraît faire de son mieux. La municipalité a raison d'être exigeante mais elle lui doit son soutien.

Espérons donc qu'aucun règlement de compte personnel n'est à l'origine de cette malheureuse saisie. Ce serait sacrifier bien légèrement l'intérêt des jeunes à des rancœurs et des inimitiés qui ne sont plus d'actualité.

21 octobre 2011

Tribune municipale d'octobre

16 000 professeurs de moins à la rentrée 2011 n’auront pas suffi. Les chefs d’établissement ont découvert début septembre qu’ils perdaient aussi leurs aides administratives !

Et que dire de l’augmentation des démissions de professeurs mal formés, mal payés, isolés, écartelés entre plusieurs établissements, accablés de directives inapplicables ; ou de la scolarisation à deux ans, en chute dans le Nord ?

L’OCDE tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’école en France : insuffisance des moyens en maternelle et primaire, inégalités croissantes, scolarisation en baisse des 15-19 ans…

Un nouveau pacte éducatif sera nécessaire en 2012. Nous devrons le fonder sur l’idée que la réussite du plus grand nombre fait le succès du système, pas l’excellence de quelques uns. Il faudra bien sûr aussi repenser la formation des maîtres, de moins en moins pratique.

Il est étonnant, à ce propos, que le maire de Douai s’effraie de la chute des effectifs d’élèves professeurs à Douai, alors qu’il pouvait deviner facilement les conséquences locales d’une réforme qu’il a applaudie.

Frédéric Chéreau

9 octobre 2011

Tribune de Frédéric Chéreau

16 000 professeurs de moins à la rentrée 2011 n’auront pas suffi. Les chefs d’établissement ont découvert début septembre qu’ils perdaient aussi leurs aides administratives !

Et que dire de l’augmentation des démissions de professeurs mal formés, mal payés, isolés, écartelés entre plusieurs établissements, accablés de directives inapplicables ; ou de la scolarisation à deux ans, en chute dans le Nord ?

L’OCDE tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’école en France : insuffisance des moyens en maternelle et primaire, inégalités croissantes, scolarisation en baisse des 15-19 ans…

Un nouveau pacte éducatif sera nécessaire en 2012. Nous devrons le fonder sur l’idée que la réussite du plus grand nombre fait le succès du système, pas l’excellence de quelques uns. Il faudra bien sûr aussi repenser la formation des maîtres, de moins en moins pratique.

Il est étonnant, à ce propos, que le maire de Douai s’effraie de la chute des effectifs d’élèves professeurs à Douai, alors qu’il pouvait deviner facilement les conséquences locales d’une réforme qu’il a applaudie.

20 juin 2011

Animer Douai : une priorité !

Image Voix du Nord - cliquer pour lire l'article

La Voix du Nord se fait fidèlement l'écho du débat qui a eu lieu vendredi en conseil municipal.

Oui, nous défendons une ville vivante, active, animée, et une politique volontariste dans ce domaine de la part de la mairie. Bien sûr, les riverains doivent être entendus et respectés mais la tranquillité du voisinage ne doit pas devenir un prétexte à ne rien faire, surtout si l'animation se concentre sur certains jours et certains lieux.

Pourquoi, d'ailleurs, ne pas envisager certaines subventions à l'isolation phonique, et pour les cafés et pour certains riverains qui en feraient la demande ?

3 juin 2011

Programme d'investissement complémentaire : peut mieux faire

Jacques Vernier reconnait donc enfin l'urgence de la situation de Douai, dont le centre-ville s'atrophie année après année. Voilà au moins une bonne nouvelle ! Il était temps !

Bonne nouvelle aussi, la prise en compte de plusieurs demandes émises, parfois de longue date, par l'opposition : la rénovation de la place d'Armes, une intervention urbaine sur les axes commerciaux, un nouveau centre social au faubourg d'Esquerchin, la réfection de l'avenue Gounod à la Clochette, l'installation d'un espace de jeux au rivage Gayant...

On ne peut que s'étonner, pour autant, du calendrier politique curieux choisi par le maire. Un programme d'investissement pluriannuel se propose en général au moment des élections municipal. Les candidats argumentent projet contre projet et les électeurs tranchent. Jacques Vernier s'affranchit de cette exigence démocratique. Après avoir fait campagne en 2008 sur une absence revendiquée de projet, il présente le sien à mi-mandat, quand l'échéance suivante se rapproche.

La désinvolture a l'égard de l'électeur n'est pas le seul défaut d'une telle méthode. On voit bien aussi le risque qu'elle aboutisse à une politique de yoyo, à un 'stop and go' permanent de l'investissement. Nous avons ainsi vécu trois années de vaches grasses et d'emprunts massifs, puis trois années de rigueur et d'augmentation des impôts. Entrons-nous dans une nouvelle phase de trois ans où tous les robinets sont ouverts, quitte à ce que les caisses soient de nouveau à sec en 2014 ?

Une certaine régularité, une certaine constance dans l'effort seraient sans doute préférables.

L'abondante liste d'investissements que nous propose Jacques Vernier masque aussi l'absence, souvent dénoncée par l'opposition, d'une véritable vision d'ensemble, d'un projet de long terme pour notre ville et son centre. Où voulons-nous emmener Douai ? Quelle organisation de la ville, quelle façon de vivre, quels flux voulons-nous favoriser ? Quelle relation avec la Communauté ? Ce débat n'a jamais eu lieu.

Et on se retrouve finalement, une fois de plus, devant un projet "liste", où se mêlent innovations notables et investissements d'entretien au fil de l'eau.

L'entretien des écoles, s'il est louable et certainement indispensable, n'a pas d'incidence sur l'attractivité de notre ville. Les nouvelles tranches de ravalement de la mairie ou de Saint-Pierre ne sont que la continuation de projets déjà engagés. Le rond-point au carrefour de l'avenue de Metz et de l'avenue Denis Cordonnier est lié à l'extension de la ligne 1 d'Evéole. Autant d'investissements qui ne relèvent pas d'une "relance" de Douai.

Quelle est la priorité de notre ville ? La relance commerciale. Voilà ce qu'il faut regarder à la loupe dans ce programme d'investissement. En ce sens, l'aménagement de l'axe Bellain-rue de Paris est une bonne chose, de même que la réfection de la place d'Armes. A condition d'associer fortement et très en amont riverains et commerçants.

Mais on peut aller plus loin. Notre ville a besoin d'un vrai choc urbanistique sur le centre. Or la question de la piétonnisation et de l'élargissement des trottoirs n'est pas abordée. Pas plus que la rationalisation du stationnement, qui est loin d'être lisible pour les gens de l'extérieur.

Evéole passera-t-il rue de Paris, après avoir manqué la rue de Bellain ? Y aura-t-il un nouveau projet de galerie commerciale de centre-ville à Douai, mieux préparé, plus central que celui de la place du Barlet ? Autant de questions sans réponses.

Au delà du bâti, nous devons travailler sur l'accompagnement des commerçants, en écoutant leurs propositions, en les aidant à aménager leurs vitrines, en les associant aux événements culturels de la ville, en développant la communication dans et hors de la ville. En multipliant, surtout, les terrasses, les bars, les restaurants.


Projet par projet, que retenir de ce programme ?

Feu vert : des projets nécessaires, attendus. Bravo !
> Un nouvel aménagement de l'axe Bellain-L'Hérillier
> La rénovation de la place d'Armes (attention toutefois à associer habitants et commerçants très en amont, sur un projet pas encore ficelé...)
> Le parc à vélos de la gare
> Un studio de répétition pour les groupes locaux
> La réfection de l'avenue Gounod
> Les économies d’énergie dans les bâtiments publics

Feu orange : de bonnes intentions, mais des questions en suspens...
> Centre social du faubourg d'Esquerchin : il fallait agir, certes. Mais quel dommage de maintenir ces bâtiments préfabriqués, au lieu de les remplacer par un bâtiment en dur !
> Parc d'attractions et boîte de nuit au rivage Gayant. Pourquoi pas, mais attention à bien encadrer le projet d'études. Tirons des leçons de la semi-réussite de Loisiparcs et de l'échec du Twendow. Surtout, la gestion directe par la mairie est-elle la meilleure idée ?
Le programme ne prévoit rien à Dorignies. Le parc d'attractions du rivage Gayant ne serait-il pas l'occasion d'installer enfin cette passerelle au-dessus du canal qui désenclaverait le quartier ?


> Place du marché aux poissons transformée en parking. Il y a besoin d'un parking d'entrée de ville de ce côté, mais quelle dommage de sacrifier cette belle place. Il faudrait étudier des solutions alternatives.

Feu rouge : pas d'accord !
> Vidéosurveillance tout au long de l'axe Bellain-L'Hérillier ? De nombreuses études montrent que la vidéo n'est utile que de manière localisée, dans des espaces clos. Ne gaspillons pas notre argent à installer des caméras qui ne servent à rien. Si la police peut payer des gens à rester devant des écrans de surveillance, autant les mettre dans la rue...

5 mai 2011

Calendrier des réunions de quartier 2011

Mercredi 4 Mai à 19H30 :
Réunion de quartier
Salle des Corons Verts à Dorignies

Mardi 10 Mai à 19H30 :
Réunion de quartier
Centre Eliane Andris - Rue Camille Guérin

Mardi 24 Mai à 19H30 :
Réunion de quartier
Château Treuffet à Dorignies

Mercredi 8 Juin à 19H30 :
Réunion de quartier
Chapelle de la Maison des Associations

Mercredi 15 Juin à 19H30 :
Réunion de quartier
Complexe sportif de la Résidence Gayant

Mardi 13 septembre à 19H30 :
Réunion de quartier
Maison de quartier de La Clochette

Vendredi 30 septembre à 19H30 :
Réunion de quartier
Mairie annexe de La Solitude

Jeudi 6 Octobre à 19H30 :
Réunion de quartier
Salle des Fêtes du Pavillon Roux

Mardi 11 Octobre à 19H30 :
Réunion de quartier
Mairie annexe du Faubourg de Paris

Où est passé le projet jeunesse de la majorité?

Tribune parue dans le bulletin municipal

Nous, nous voulons encourager l'éducation populaire qui favorise l'émancipation de l'individu, l'insertion sociale et l'exercice de la citoyenneté!

Cette éducation permet aux jeunes de s'épanouir, de mobiliser leurs ressources, de développer leurs compétences en faisant leurs propres expériences. Ainsi ils peuvent accéder à une autonomie durable en choisissant eux-mêmes les outils appropriés. Le monde associatif leur ouvre ces perspectives.

La majorité a diminué les subventions aux associations alors que le Conseil Général les accompagne financièrement avec soixante-cinq projets éducatifs en faveur des jeunes.

Le planning familial qui vient d'ouvrir en ville s'inscrit dans cette démarche. Il informe, éduque, prévient en toute confidentialité et participe à la lutte contre toutes les discriminations.

Espérons que la liberté de pensée des jeunes et leurs initiatives seront non seulement respectées, mais aussi encouragées.

La jeunesse n'est pas un problème, c'est une ressource, une plus-value sur l'avenir.

La société de demain se prépare « ici et maintenant », pour reprendre les mots du Président Mitterrand.


Annick Louvion,
Conseillère municipale socialiste

30 avril 2011

Un budget sans imagination

Tribune parue dans le magazine municipal de mai

Le vote du budget constitue un moment essentiel dans la vie d’une commune. Celui-ci (d’un montant de 66,7 Millions d’euros) a été débattu lors du Conseil Municipal du 27 mars et approuvé, sans surprise, par les membres de la Majorité, rôdés à valider mécaniquement les « propositions » d’un Maire au pouvoir hégémonique.

Le Groupe d’opposition s’est prononcé contre ce budget qui condamne les Douaisiens (financeurs par les impôts et bénéficiaires par l’affectation des dépenses publiques) à consentir à de nouveaux efforts fiscaux (dont une hausse de 7,9% de la taxe d’habitation alors que la hausse nationale moyenne s’élève à + 1,2 %) et les Associations (dont certaines pallient les manquements de l’Etat !) à devoir accepter, pour la 2nde année consécutive, une baisse de 5% des subventions allouées.

Le budget que nous désapprouvons est le fruit d’une machine gestionnaire sans imagination, prisonnière des habitudes. Alors que le discrédit frappe la politique dans son ensemble (en témoigne le taux d’abstention lors des récentes Elections Régionales), innovons et relançons le débat public local !

A quand les budgets participatifs visant à redynamiser le tissu social en suscitant l’émergence comme la reconnaissance de citoyens actifs et créatifs ?

Brigitte BONNAFFE
Conseillère municipale d’opposition