21 octobre 2011
Tribune municipale d'octobre
Et que dire de l’augmentation des démissions de professeurs mal formés, mal payés, isolés, écartelés entre plusieurs établissements, accablés de directives inapplicables ; ou de la scolarisation à deux ans, en chute dans le Nord ?
L’OCDE tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’école en France : insuffisance des moyens en maternelle et primaire, inégalités croissantes, scolarisation en baisse des 15-19 ans…
Un nouveau pacte éducatif sera nécessaire en 2012. Nous devrons le fonder sur l’idée que la réussite du plus grand nombre fait le succès du système, pas l’excellence de quelques uns. Il faudra bien sûr aussi repenser la formation des maîtres, de moins en moins pratique.
Il est étonnant, à ce propos, que le maire de Douai s’effraie de la chute des effectifs d’élèves professeurs à Douai, alors qu’il pouvait deviner facilement les conséquences locales d’une réforme qu’il a applaudie.
Frédéric Chéreau
9 octobre 2011
Tribune de Frédéric Chéreau
Et que dire de l’augmentation des démissions de professeurs mal formés, mal payés, isolés, écartelés entre plusieurs établissements, accablés de directives inapplicables ; ou de la scolarisation à deux ans, en chute dans le Nord ?
L’OCDE tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’école en France : insuffisance des moyens en maternelle et primaire, inégalités croissantes, scolarisation en baisse des 15-19 ans…
Un nouveau pacte éducatif sera nécessaire en 2012. Nous devrons le fonder sur l’idée que la réussite du plus grand nombre fait le succès du système, pas l’excellence de quelques uns. Il faudra bien sûr aussi repenser la formation des maîtres, de moins en moins pratique.
Il est étonnant, à ce propos, que le maire de Douai s’effraie de la chute des effectifs d’élèves professeurs à Douai, alors qu’il pouvait deviner facilement les conséquences locales d’une réforme qu’il a applaudie.
20 juin 2011
Animer Douai : une priorité !
La Voix du Nord se fait fidèlement l'écho du débat qui a eu lieu vendredi en conseil municipal.
Oui, nous défendons une ville vivante, active, animée, et une politique volontariste dans ce domaine de la part de la mairie. Bien sûr, les riverains doivent être entendus et respectés mais la tranquillité du voisinage ne doit pas devenir un prétexte à ne rien faire, surtout si l'animation se concentre sur certains jours et certains lieux.
Pourquoi, d'ailleurs, ne pas envisager certaines subventions à l'isolation phonique, et pour les cafés et pour certains riverains qui en feraient la demande ?
3 juin 2011
Programme d'investissement complémentaire : peut mieux faire
Jacques Vernier reconnait donc enfin l'urgence de la situation de Douai, dont le centre-ville s'atrophie année après année. Voilà au moins une bonne nouvelle ! Il était temps !
Bonne nouvelle aussi, la prise en compte de plusieurs demandes émises, parfois de longue date, par l'opposition : la rénovation de la place d'Armes, une intervention urbaine sur les axes commerciaux, un nouveau centre social au faubourg d'Esquerchin, la réfection de l'avenue Gounod à la Clochette, l'installation d'un espace de jeux au rivage Gayant...
On ne peut que s'étonner, pour autant, du calendrier politique curieux choisi par le maire. Un programme d'investissement pluriannuel se propose en général au moment des élections municipal. Les candidats argumentent projet contre projet et les électeurs tranchent. Jacques Vernier s'affranchit de cette exigence démocratique. Après avoir fait campagne en 2008 sur une absence revendiquée de projet, il présente le sien à mi-mandat, quand l'échéance suivante se rapproche.
La désinvolture a l'égard de l'électeur n'est pas le seul défaut d'une telle méthode. On voit bien aussi le risque qu'elle aboutisse à une politique de yoyo, à un 'stop and go' permanent de l'investissement. Nous avons ainsi vécu trois années de vaches grasses et d'emprunts massifs, puis trois années de rigueur et d'augmentation des impôts. Entrons-nous dans une nouvelle phase de trois ans où tous les robinets sont ouverts, quitte à ce que les caisses soient de nouveau à sec en 2014 ?
Une certaine régularité, une certaine constance dans l'effort seraient sans doute préférables.
L'abondante liste d'investissements que nous propose Jacques Vernier masque aussi l'absence, souvent dénoncée par l'opposition, d'une véritable vision d'ensemble, d'un projet de long terme pour notre ville et son centre. Où voulons-nous emmener Douai ? Quelle organisation de la ville, quelle façon de vivre, quels flux voulons-nous favoriser ? Quelle relation avec la Communauté ? Ce débat n'a jamais eu lieu.
Et on se retrouve finalement, une fois de plus, devant un projet "liste", où se mêlent innovations notables et investissements d'entretien au fil de l'eau.
L'entretien des écoles, s'il est louable et certainement indispensable, n'a pas d'incidence sur l'attractivité de notre ville. Les nouvelles tranches de ravalement de la mairie ou de Saint-Pierre ne sont que la continuation de projets déjà engagés. Le rond-point au carrefour de l'avenue de Metz et de l'avenue Denis Cordonnier est lié à l'extension de la ligne 1 d'Evéole. Autant d'investissements qui ne relèvent pas d'une "relance" de Douai.
Quelle est la priorité de notre ville ? La relance commerciale. Voilà ce qu'il faut regarder à la loupe dans ce programme d'investissement. En ce sens, l'aménagement de l'axe Bellain-rue de Paris est une bonne chose, de même que la réfection de la place d'Armes. A condition d'associer fortement et très en amont riverains et commerçants.
Mais on peut aller plus loin. Notre ville a besoin d'un vrai choc urbanistique sur le centre. Or la question de la piétonnisation et de l'élargissement des trottoirs n'est pas abordée. Pas plus que la rationalisation du stationnement, qui est loin d'être lisible pour les gens de l'extérieur.
Evéole passera-t-il rue de Paris, après avoir manqué la rue de Bellain ? Y aura-t-il un nouveau projet de galerie commerciale de centre-ville à Douai, mieux préparé, plus central que celui de la place du Barlet ? Autant de questions sans réponses.
Au delà du bâti, nous devons travailler sur l'accompagnement des commerçants, en écoutant leurs propositions, en les aidant à aménager leurs vitrines, en les associant aux événements culturels de la ville, en développant la communication dans et hors de la ville. En multipliant, surtout, les terrasses, les bars, les restaurants.
Projet par projet, que retenir de ce programme ?
Feu vert : des projets nécessaires, attendus. Bravo !
> Un nouvel aménagement de l'axe Bellain-L'Hérillier
> La rénovation de la place d'Armes (attention toutefois à associer habitants et commerçants très en amont, sur un projet pas encore ficelé...)
> Le parc à vélos de la gare
> Un studio de répétition pour les groupes locaux
> La réfection de l'avenue Gounod
> Les économies d’énergie dans les bâtiments publics
Feu orange : de bonnes intentions, mais des questions en suspens...
> Centre social du faubourg d'Esquerchin : il fallait agir, certes. Mais quel dommage de maintenir ces bâtiments préfabriqués, au lieu de les remplacer par un bâtiment en dur !
> Parc d'attractions et boîte de nuit au rivage Gayant. Pourquoi pas, mais attention à bien encadrer le projet d'études. Tirons des leçons de la semi-réussite de Loisiparcs et de l'échec du Twendow. Surtout, la gestion directe par la mairie est-elle la meilleure idée ?
Le programme ne prévoit rien à Dorignies. Le parc d'attractions du rivage Gayant ne serait-il pas l'occasion d'installer enfin cette passerelle au-dessus du canal qui désenclaverait le quartier ?
> Place du marché aux poissons transformée en parking. Il y a besoin d'un parking d'entrée de ville de ce côté, mais quelle dommage de sacrifier cette belle place. Il faudrait étudier des solutions alternatives.
Feu rouge : pas d'accord !
> Vidéosurveillance tout au long de l'axe Bellain-L'Hérillier ? De nombreuses études montrent que la vidéo n'est utile que de manière localisée, dans des espaces clos. Ne gaspillons pas notre argent à installer des caméras qui ne servent à rien. Si la police peut payer des gens à rester devant des écrans de surveillance, autant les mettre dans la rue...
5 mai 2011
Calendrier des réunions de quartier 2011
Réunion de quartier
Salle des Corons Verts à Dorignies
Mardi 10 Mai à 19H30 :
Réunion de quartier
Centre Eliane Andris - Rue Camille Guérin
Mardi 24 Mai à 19H30 :
Réunion de quartier
Château Treuffet à Dorignies
Mercredi 8 Juin à 19H30 :
Réunion de quartier
Chapelle de la Maison des Associations
Mercredi 15 Juin à 19H30 :
Réunion de quartier
Complexe sportif de la Résidence Gayant
Mardi 13 septembre à 19H30 :
Réunion de quartier
Maison de quartier de La Clochette
Vendredi 30 septembre à 19H30 :
Réunion de quartier
Mairie annexe de La Solitude
Jeudi 6 Octobre à 19H30 :
Réunion de quartier
Salle des Fêtes du Pavillon Roux
Mardi 11 Octobre à 19H30 :
Réunion de quartier
Mairie annexe du Faubourg de Paris
Où est passé le projet jeunesse de la majorité?
Cette éducation permet aux jeunes de s'épanouir, de mobiliser leurs ressources, de développer leurs compétences en faisant leurs propres expériences. Ainsi ils peuvent accéder à une autonomie durable en choisissant eux-mêmes les outils appropriés. Le monde associatif leur ouvre ces perspectives.
La majorité a diminué les subventions aux associations alors que le Conseil Général les accompagne financièrement avec soixante-cinq projets éducatifs en faveur des jeunes.
Le planning familial qui vient d'ouvrir en ville s'inscrit dans cette démarche. Il informe, éduque, prévient en toute confidentialité et participe à la lutte contre toutes les discriminations.
Espérons que la liberté de pensée des jeunes et leurs initiatives seront non seulement respectées, mais aussi encouragées.
La jeunesse n'est pas un problème, c'est une ressource, une plus-value sur l'avenir.
La société de demain se prépare « ici et maintenant », pour reprendre les mots du Président Mitterrand.
Annick Louvion,
Conseillère municipale socialiste
30 avril 2011
Un budget sans imagination
Le Groupe d’opposition s’est prononcé contre ce budget qui condamne les Douaisiens (financeurs par les impôts et bénéficiaires par l’affectation des dépenses publiques) à consentir à de nouveaux efforts fiscaux (dont une hausse de 7,9% de la taxe d’habitation alors que la hausse nationale moyenne s’élève à + 1,2 %) et les Associations (dont certaines pallient les manquements de l’Etat !) à devoir accepter, pour la 2nde année consécutive, une baisse de 5% des subventions allouées.
Le budget que nous désapprouvons est le fruit d’une machine gestionnaire sans imagination, prisonnière des habitudes. Alors que le discrédit frappe la politique dans son ensemble (en témoigne le taux d’abstention lors des récentes Elections Régionales), innovons et relançons le débat public local !
A quand les budgets participatifs visant à redynamiser le tissu social en suscitant l’émergence comme la reconnaissance de citoyens actifs et créatifs ?
Brigitte BONNAFFE
Conseillère municipale d’opposition
16 avril 2011
Quelle relance pour Douai ?
Jacques Vernier a donc annoncé le 8 avril une quatrième année consécutive de hausse des impôts, arguant que la ville restait en dessous de la moyenne des villes comparables pour la taxe d'habitation et dans la moyenne pour la taxe foncière.
Certes. Toutefois, une hausse d'impôts n'est jamais anodine. Elle ne doit pas servir à simplement gérer les affaires courantes. Elle doit être l'occasion de donner à la ville des marges de manœuvre pour agir, pour se transformer, pour se préparer à affronter l'avenir.
Cette remarque, le groupe d'opposition l'a faite en conseil municipal. Offrant au maire l'occasion d'une annonce surprise : il y aura un plan de relance municipal en 2011 !
Fort bien. Mais de quel plan s'agit-il ? Quelles propositions le maire va-t-il annoncer ?
S'agira-t-il simplement d'habiller du titre de "plan de relance" un programme d'investissement complémentaire d'un ou deux millions d'euros, contenant un ou deux projets un peu emblématiques (je parierais sur le réaménagement de l'ancienne école Bernard de Lattre ou sur l'aménagement de l'hôpital général) ?
Ou bien assisterons-nous à véritable réflexion de fond sur ce que doit devenir Douai à l'horizon de dix ans, une réflexion d'ensemble sur notre centre-ville et les flux qui le traversent -transports, touristes, clients, salariés, habitants- pour lui rendre son dynamisme et son attractivité ?
Au delà de la réflexion sur l'urbanisme, le cadre de vie, l'activité économique, relancer Douai, c'est aussi revoir nos pratiques, nos façons de travailler avec tous les acteurs de la ville : commerçants, associations, entreprises...
A trop centraliser la décision, à trop favoriser toujours les mêmes personnes, toujours les mêmes amis, toujours les mêmes réseaux, c'est l'audace, l'initiative, l'envie qu'on sclérose peu à peu.
La relance qu'attend Douai est là : dans la libération des énergies, dans la confiance à ceux qui veulent agir, d'où qu'ils viennent. Dans l'abandon de la politique de contrôle et d'entre-soi qui règne trop souvent à la ville comme à la communauté d'agglomération.
31 mars 2011
Ordures ménagères : service public ? Prestation privée ?
Les nouvelles modalités d'enlèvement des ordures ménagères ont été présentées aux conseillers municipaux. La nécessité de réduire le volume général des déchets produits est impérieuse, et ne peut être contestée. Il faut trier, moins jeter, composter ce qui peut l'être pour éviter de remplir les décharges, ou polluer notre atmosphère avec la fumée d'incinération. En revanche, dans le détail, il ne faut pas exagérer : pour l'enlèvement des déchets de jardin, assimiler le produit de la taille de quelques mètres de haie à celui d'un parc urbain à quelque chose d'excessif : payer le même forfait serait insupportable !Et, en ce qui concerne la remarque de Jacques Vernier : « l’habitant qui habite en appartement n’a pas à payer pour celui qui a un jardin ». C'est-à-dire : l'habitant du centre-ville n'a pas à payer pour le jardin de celui des écarts … On en voit les limites. Cela peut s'appliquer à beaucoup de domaines : voirie? École ? Lycées ? Police ? Nous devons défendre le service public et ne pas le remplacer par une prestation privée !
René LAVARDE
Conseiller Municipal du Parti Radical de Gauche
25 février 2011
Stationnement en centre : peut mieux faire
Soit. Mais nous n'avons fait là que la moitié du chemin. Il reste deux priorités :
- offrir une solution aux riverains et aux commerçants,
- guider plus facilement les visiteurs vers les places réellement disponibles.
Les élus de gauche préconisent depuis 2008 d'utiliser les vastes capacités du parking de Gayant Expo pour les commerçants et salariés du centre-ville qui le souhaitent, en mettant à leur disposition une navette directe le matin et le soir et en faisant garder le parking. Nous défendons aussi le développement des parkings relais du tram. Il n'y en a pratiquement pas aujourd'hui en bout de ligne. Et celui du rond-point d'Esquerchin est trop proche du centre, au cœur de la zone la plus encombrée aux heures de pointe.
Ne peut-on pas réserver aux riverains de la zone "20 minutes" des places au Dauphin, à des tarifs abordables ? Cela permettrait de mieux remplir ce parking souvent vide et d'offrir une solution de proximité.
Pour les visiteurs extérieurs, de grands panneaux d'entrée de ville indiquent désormais les parkings disponibles. Bien. Mais il faut continuer et flécher ces parkings tout au long du parcours, en privilégiant ceux qui disposent effectivement de places libres. Les Douaisiens savent bien, par exemple, que tenter sa chance au parking nord de la gare est en général sans espoir. Les visiteurs extérieurs, eux, vont s'y casser les dents et risquent de se retrouver à errer rue Clemenceau ou place Carnot, à la recherche d'une place libre.
Une fois notre visiteur garé, le délai de gratuité de 20 minutes est trop court. Pour ceux qui achètent dans les magasins douaisiens, l'opposition préconise un système de tickets de réduction distribués par les commerçants volontaires. Comme c'est le cas à Euralille. Le stationnement payant doit libérer des places pour les visiteurs, pas les faire fuir !
Il faudra enfin reposer la question d'un parking sous la place d'Armes -dont tout le monde convient désormais, même Jacques Vernier, qu'il faudrait envisager de la refaire. Ce qui permettrait de piétonniser quelques rues proches : le haut de la rue de la mairie, la rue de Bellain, le bas de la rue Jean Bellegambe, par exemple. Ou tout au moins d'y élargir les trottoirs.
Le stationnement payant, oui, mais pas sans contreparties !